Un flash sur notre grand départ, 1er mars 2020

Le grand jour que nous attendions tant est enfin arrivé le dimanche 1er mars 2020. Petits et grands étions tous excités, depuis le temps que nous attendions le départ. Et aujourd’hui, nous ne regrettons rien!

Mes parents nous ont conduits, mes enfants et moi, à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. François, travaillant sur Saint-Etienne la semaine qui précédait notre départ, nous a rejoint sur place.

Nous avions fait le choix de ne partir qu’avec six grosses valises et quatre valises cabines. Il était en effet moins coûteux et plus facile d’investir sur place, pour une vie temporaire, que de transférer l’ensemble de nos biens par containers. De même, qu’en cas de rapatriement d’urgence, nous n’aurons pas l’amertume de devoir tout quitter en laissant l’ensemble de nos biens sur place. C’est un choix que nous avons fait par retour d’expériences de personnes qui nous sont proches et qui ont tout perdu dans le cadre d’un rapatriement d’urgence.

Tout le monde est prêt pour le décollage et les 8 – 9 heures d’avion jusque Bombay (ou Mumbaï).

Arrivés à l’aéroport de Bombay, le passage au guichet de l’immigration est obligatoire.

Mais les enfants ont eu grand plaisir à déambuler dans l’aéroport :

Le chargement de cette vidéo peut prendre quelques instants. Soyez patients, nous sommes en Inde !

Après tout ce long voyage, nous avions hâte de rejoindre notre hôtel, mais patience… rappelez vous, nous sommes en Inde. Les agents de l’hôtel n’avaient pas prévu assez de place dans le taxi pour nos bagages malgré notre demande insistante bien anticipée. Nous avons dû patienter gentiment ( ici rien ne sert de s’énerver ) qu’ils viennent avec un deuxième taxi.

A une heure du matin, nous avons plus qu’apprécié notre nuit dans un luxueux l’hôtel  » l’Holiday Inn  » afin de prendre notre deuxième avion le lendemain midi dans de bonnes conditions.

Après un petit déjeuner bien copieux et délicieux, nous sommes retournés à l’aéroport de Bombay pour notre destination finale. « Kandla airport ».

Mais attention, nous ne rentrons pas sans contrôle de passeport dans l’aéroport de Bombay ! Comme vous le savez nous ne sommes pas des clandestins et avions pu prendre notre deuxième avion, 1h45 de vol. L’aéroport de Kandla que vous voyez ci-dessous est à 5 minutes de notre maison.

Pour ceux qui auront l’opportunité de venir nous rendre visite, voici le bel aéroport de campagne qui vous accueillera avant d’arriver jusque chez nous.

Pour ceux qui n’auraient jamais pris l’avion, je vous emmène à présent au-dessus des nuages. Alors bon vol… et n’oubliez pas d’attacher vos ceintures.

Un combat administratif, qui n’est toujours pas fini:

De retour en France, en janvier 2020, nous avons repris le triathlon avec l’épreuve de demande de visas et l’épreuve de vaccination (pour finir le programme des enfants). François ayant terminé l’épreuve contrat de travail, nous sommes allés tous deux à Paris pour réaliser la demande de visas pour nous quatre. La présence des enfants de moins de douze ans n’est pas obligatoire.

La demande de visas de travail, tout du moins pour l’Inde, ne peut pas se faire à distance car la pose d’empreintes digitales est obligatoire. Nous sommes arrivés au centre de demandes des services consulaires, passeports et visas pour l’Inde (ICPVAC) à 11 h pour en ressortir à 13 h 30. Cette longue durée dans ce service s’explique par l’attente ( de nombreuses personnes dans la file d’attente ), un premier passage au guichet pour vérifier que les quatre dossiers étaient complets, à nouveau l’attente, deuxième et dernier passage au guichet pour la pose de nos empreintes.

https://www.vfsglobal.com/india/france/passport_related_consular_services.html

Nous pensions qu’après notre passage à Paris que tout serait validé. Eh bien non ! François a été de nouveau convoqué pour un entretien dans ce même service. Nous pensons que cette convocation est liée au fait que l’entreprise française pour laquelle François travaille est peu connue de leur service. A la fin janvier, nous avons enfin reçu nos quatre passeports avec les visas apposés par courrier recommandé. Le tout pour un coût total de 1 300 € ( uniquement visas + envoi postal ).

Tellement contents d’en avoir enfin terminé avec cette épreuve administrative que nous n’avons pas eu le réflexe de relire nos visas respectifs. Nous avons bien pris l’avion pour notre nouvelle vie le dimanche 1er mars 2020. Arrivés sur place, je ne sais plus pour quelle raison, François reprend nos visas et là, mauvaise surprise !!! A ce jour, nous pouvons sortir d’Inde avec notre deuxième enfant, Milan, mais il ne peut pas revenir avec nous. Le service administratif a commis une erreur sur son visa. Dans l’intitulé  » Of entries », ils ont enregistré « SINGLE » au lieu de « MULTIPLE » (voir photo ci-dessus). Ce qui signifie, que contrairement à son frère et à ses parents, avec son visa d’une durée de deux ans, Milan, peut sortir d’Inde mais ne peut plus y entrer ! Lors de notre prochain retour en France, nous allons devoir passer une journée sur Paris dans les services du ICPVAC. Nous aurions préféré la passer avec notre famille.

Les vaccins, cités ci-dessous (en dehors du calendrier vaccinal français), sont recommandés mais non obligatoires pour entrer dans le pays. Partant pour une longue durée avec l’intention de voyager au travers du pays et d’autres pays frontaliers, nous avons préféré réaliser l’ensemble des vaccins recommandés par l’institut pasteur (Paris): Encéphalite japonaise, Hépatite B, Rage et Typhoïde.

https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/preparer-son-voyage/inde

Il nous a semblé important pour la santé de nous quatre de ne pas y regarder le coût. Ainsi pour les enfants, nous avons également choisi de les vacciner contre la tuberculose. Le vaccin, BCG, que nous avons tous connu n’est plus obligatoire dans le calendrier vaccinal français des enfants. Nous avons dû subir un vrai parcours du combattant et avons obtenu de belles réponses pour réaliser cette vaccination:

En juin 2019, après un premier passage devant le médecin traitant, François contacte le centre antituberculeux. Un charmant monsieur lui répond « ah non non non, le vaccin ne se fait plus en France, aurevoir monsieur… »; pas faute de lui avoir expliqué notre départ pour l’Inde.

Je profite fin juin – début juillet, lors de nos différentes vaccinations au CHU (pour lequel je ne citerais pas le nom) dans le service des vaccinations internationales pour me renseigner. L’infirmière me répond :  » ah non nous ne le faisons plus, c’est trop difficile pour nous de les obtenir à présent ». Je pense que tout est une question de budget car le contenant du vaccin compte à présent de multiples doses. Ils ne commandent pas le vaccin juste pour deux enfants. Elle ajoute:  » il n’est plus au programme de vaccination car les études scientifiques ont prouvé une efficacité que de 49 %. Vous savez madame, au pire, on en meurt pas!! ». A ce moment là, je ne sais que lui répondre. Devais-je rire?

Ce n’est que fin juillet, lors d’un rappel de vaccins dans un autre CHU, qu’un médecin nous indique qu’il est important de le faire dans le cadre de notre projet et que ce vaccin ne se réalise que dans les PMI. Mais est-ce aussi simple? En août, nous savons tous que la France s’arrête de fonctionner. Vacances bien méritées pour tous, ou pas !

En septembre, notre départ en famille étant repoussé, je prends un premier contact avec une PMI dans la Somme qui m’informe qu’ils organisent des cessions de vaccinations pour ne pas gaspiller le produit. « Par contre madame, il n’y a pas de vaccinations de programmées avant février 2020. ». Je la préviens que nous sommes censés partir courant février. Ils ont accepté de programmer une cessions en janvier. Et là le gag !! Le jour J, je me suis rendue sur place avec les enfants pour m’entendre dire « Ah madame, nous n’avions pas votre numéro pour vous prévenir mais la cession est annulée! ». La cession a été reprogrammée au 20 février 2020. Ouf, nous ne décollerons finalement que le 1er mars.

Cette démarche de vaccination du BCG nous a pris neuf mois. Il me paraissait important de vous communiquer cette information: en France, aujourd’hui, la vaccination du BCG ne se fait que dans les PMI !

Allez ne baissons pas les bras, poursuivons les démarches pour avoir le bon visa pour Milan et cherchons un médecin indien pour réaliser le rappel de l’Hépatite B (des enfants). Avec le coronavirus, nous n’avons pas pu rentrer en France le mois dernier.

Le grand jour est arrivé…

La fin du jeu a sonné !

The winner is Céline Vuillemin with 9,10 € !!

C’est effectivement le prix le plus proche des 12,53 € que j’ai payé.

Pourquoi le prix de mon panier était-il si élevé? Les produits importés font exploser le montant final. Le kilo de pommes coûte 3 euros alors que le kilo de bananes coûte 35 centimes d’euros.

Pourquoi je demande un carton pour emporter mes fruits et légumes?

Petit gag en ce jeudi 11 juin 2020

Recommandation du jour: Ne pas laisser pendre vos sacs de fruits et légumes sur votre scooter !

Dommage je n’arrive pas à charger la vidéo! Le vrai gag du jour : le veau me perce mon sac de courses avec ses cornes. Autant vous dire que les enfants ce sont bien amusés.

Petit jeu concours, à vous de jouer

Pour changer d’un article à lire, je vous propose un petit jeu concours.

Hier matin, je suis revenue de mes courses avec ce carton de fruits et légumes.

Celui ou celle qui trouvera le prix total (arrondi) de mes fruits et légumes, ou qui sera le plus proche du bon prix, recevra une boîte de gourmandises. Par contre, avec le coronavirus, cette boîte de gourmandises ne proviendra pas d’Inde.

Pour vous aider, ce panier comprend : 2 kgs de tomates, 1 kg d’oignons rouges, 1 kg de concombres, 3 beaux morceaux de gingembre, 3 belles pastèques ( la quatrième m’a été donnée pour leur avoir dit que j’en voulais des belles car la dernière fois j’en ai mis une à la poubelle ), 500 grammes de carottes, 1 kg de pommes, 1 kg de courgettes, 2 kg de pommes de terre, 500 g de citrons, 500 g de légumes indiens ( tinda ), 3 melons, 1 kg de bananes et 1 kg de cacahuètes. La coriandre, les feuilles de curry et les piments m’ont été offerts.

Le jeu prendra fin mercredi midi heure française, soit 15h30 pour moi.

Si vous souhaitez participer, il vous suffit de laisser votre prix, en euros,en commentaire.

C’est à vous…et bonne chance!

Le Mont Âbû au Rajasthan,

En décembre 2019, nous étions toujours dans l’incertitude de notre départ en famille. Nous nous sommes offert un week-end au Rajasthan, plus précisément au « Mount Âbû », avant notre retour en France pour les fêtes de Noël.

Le Mont Âbû, seule station de montagne du Rajasthan, est situé à l’extrémité de la chaîne des Ârâvalli au Rajasthan, à quelque 100 km à l’ouest d’Udaipur connu comme grand lieu de pèlerinage dans le jaïnisme. Plusieurs options s’offraient à nous pour nous y rendre depuis Gandhidham. Nous nous sommes fait plaisir en louant une voiture avec chauffeur du vendredi soir au dimanche soir pour 12 000 roupies (144 euros). Pour les aventuriers, le trajet est également réalisable en bus avec https://pateltoursandtravels.com/. De notre côté, nous n’avons pas regretté notre choix car notre chauffeur nous a fait découvrir des lieux éblouissants.

Nakki Lake

Lors de cette délicieuse pause repas, nous n’oublierons pas que les serveurs nous ont demandés à plusieurs reprises si nous voulions consommer de la bière, du whisky…

Le Rajasthan est un état ouvert à la consommation d’alcool. Nous avons croisé de nombreux indiens en provenance d’Ahmedabad, grande ville du Gujarat, confortablement installés en terrasse de bars/restaurants pour profiter d’une bonne choppe de bière bien fraîche. Ce qu’ils ne peuvent pas faire au Gujarat.

Si vous voyagez en Inde, goutez leurs « garlic naan » avec leurs différents « masala » (curry). Le naan est un pain (sans levure) cuit sur la paroi brûlante d’un four. Ce pain est consommé dans plusieurs régions d’Asie centrale et d’Asie du Sud. Vous le trouverez en Afghanistan, en Iran, au Pakistan, en Ouzbékistan, en Birmanie, en Chine. On le trouve également dans les boulangeries des pays de l’ex-URSS, y compris en Russie (source Wikipédia). Le « garlic naan » est un naan à l’ail.

Toad Rock

Un point de vue incontournable à gravir au-dessus du lac.

Dilwara Temples

Grâce à notre chauffeur nous avons découvert et visité un temple somptueux hors du commun. Lorsque nous avons franchi la première porte nous sommes restés bouche bée devant cette véritable œuvre d’art. La sensation de visiter une sculpture en sucre. Un marbre blanc sculpté d’une minutie indescriptible.

Les photos sont interdites donc nous avons du déposer nos téléphones à l’entrée. Ils en vendent à la sortie du temple. Je vous laisse admirer ce magnifique temple au travers de ce site:

Sunset Point

La marque sur le front: lors d’une visite d’un temple, j’ai rencontré une anglaise qui a eu la gentillesse de m’expliquer le rituel réalisé par le pujari (l’officiant). Après la prière, l’officiant dépose une marque sur le front du pratiquant, marque de protection religieuse, symbole de la prière faite. Il remet également des pierres blanches en échange d’un don.

Et des rencontres surprenantes…

Ce jeune homme nous a expliqué que grâce à ses oreilles pointues son cheval pouvait prendre de la valeur pour une éventuelle revente. Les indiens apprennent à leur chevaux à joindre les deux pointes de leurs oreilles. Quand le cheval parvient à toucher la pointe de son oreille avec l’autre pointe d’oreille, le propriétaire peut le vendre deux fois plus cher que sa valeur initiale.

Ci -dessous, des indiennes, en promenade pour le week-end, ont loué des tenues traditionnelles juste le temps de la photographie.

Sans oublier ces rigolotes créatures

Une bonne adresse pour se reposer et se restaurer.

Nous avons fait la découverte via internet d’un magnifique lodge, propre et bien entretenu dans les hauteurs du Mont Âbû. Une maison historique d’une famille anglaise transmise de génération en génération. Les actuels propriétaires résident en Angleterre et le site est très bien tenu par un indien.

Une adresse que nous vous recommandons si vous êtes de passage au Mont Âbû et souhaitez vous faire plaisir.

Home Page

P.S.: En cliquant sur les photos vous pouvez les visionner avec une meilleure définition sous forme de diaporama

Les croyances hindoues, un frein à la location d’une maison

Après avoir séjourné un mois à l’hôtel, François avait trouvé une location (maison jaune et grise ci-dessous) dans un quartier de Gandhidham. Une petite maison avec trois chambres qui était proche de toutes commodités.

Seulement ma petite visite de décembre 2019 nous a incité à changer de maison. Dès les premières heures, je me suis sentie oppressée. Cette maison typique des pays chauds, conçue pour ne pas laisser entrer la chaleur, disposait de très peu de fenêtres devant lesquelles le mur bloquait la luminosité naturelle. Il m’était impossible de me projeter avec les enfants dans ce type de maison, de manger trois fois par jour dans un espace qui n’avait aucun puits de lumière. Ce logement était très bien le temps que François était seul en Inde, parti du matin au soir. Mais pour des français habitués à vivre avec de grandes fenêtres, cela me paraissait compliqué d’y passer des journées entières avec les enfants sans y en devenir nostalgique. Nous avons profité, tout comme pour l’école, de mon passage pour visiter et choisir un cocon familial qui nous plairait à tous.

Nos premiers critères de sélection étaient d’avoir quatre chambres (pour pouvoir accueillir celles et ceux qui souhaiteraient et pourraient nous rendre visite), une cour, d’être situés dans un des quartier de Gandhidham pour être en immersion totale et proches des commodités. Nos critères ont rapidement évolué après plusieurs visites et divers rebondissements: maison à l’abandon, maison impropre, maison trop petite, maison le long d’un axe routier bruyant…et surtout l’obstacle des croyances hindoues.

En effet, nous avions flashé tous les deux sur une maison neuve (nous aurions été les premiers locataires) dans un quartier qui nous correspondait. Elle disposait d’une agréable cour avec verdure, 4 chambres, de grandes vitres et proche des commodités. Nous demandons une deuxième visite à l’agent immobilier pour confirmer notre choix. Après s’être bien projetés dans ce bien immobilier, nous validons notre choix avec l’agent immobilier. Et là… il nous répond:  » Il faut juste que je vérifie auprès du propriétaire. J’ai un doute sur le fait qu’il accepte des locataires non végétarien!  » Le lendemain, le verdict tombe, grosse déception pour nous deux. L’agent immobilier nous rapporte qu’il nous est impossible de louer cette maison car nous ne sommes pas « 100 % végétarien ». Le propriétaire acceptait mais pas sa famille. Il faut savoir que dans la culture indienne, règne une forte pression familiale. Chaque membre de la famille participe aux décisions. La maison nous a été refusée car la cuisson d’œufs et de poulet rendrait la maison impure.

La notion de « végétarien » et « non végétarien » n’est pas la même que dans les pays occidentaux. Il s’agit d’une conception conservatrice de pureté. Le végétarisme hindou interdit la consommation de chair animale résultat d’une mise à mort volontaire de l’être vivant (viande, poisson), ainsi que les œufs vu comme le vol de progéniture à sa mère.

Nous avons dû reprendre les visites et revoir nos critères de départ. Nous avons finalement eu le coup de cœur pour une maison excentrée de la ville (15 minutes en scooter), dans une résidence privée et gardée. Aujourd’hui avec l’arrivée du COVID-19 et le confinement (lockdown en anglais) obligatoire nous ne regrettons rien. Les enfants peuvent faire du vélo librement en toute sécurité. Les résidents, qui ne sont que des indiens, adeptes de la salle de sport et ne pouvant s’y rendre pendant le lockdown, sortent marcher dans la résidence. Ainsi, nous avons pu faire rapidement connaissance avec nos voisins.

A présent, pour l’anecdote, il nous reste, non seulement, à recevoir nos derniers meubles retenus par le lockdown mais surtout à installer la house « waterproof » spéciale machine à laver avant l’arrivée de la mousson. Les machines à laver sont fréquemment installées dehors: très surprenant.

Dans tous les cas, la maison est assez grande pour recevoir famille et amis, pour celles et ceux qui le pourront. Alors, au plaisir…

Gandhidham, gestion des déchets

En réponse à une lectrice qui me demandait si ce triste niveau de propreté se retrouvait à plusieurs endroits :

Je pense que les images parlent d’elles-mêmes. Aucun nettoyage n’est et ne sera effectué.

La saison des pluies démarre dans deux mois. Le plus triste sera de voir partir tous ces déchets dans les milieux marins.

Gandhidham en images

En décembre 2019, j’ai eu l’occasion de déambuler, chaque jour, à bord de mon scooter dans les rues de Gandhidham en attendant que François termine ses journées de travail. Je vous laisse découvrir, ci-dessous, mes propres photographies.

Vous y trouverez un moyen de locomotion un peu particulier, le « chakada » en gujarati. Ce véhicule circule uniquement dans l’état du Gujarat. C’est l’association de l’arrière d’un petit camion benne et d’une moto. Il est utilisé pour le transport de marchandises légères. Le nom « chakada » est dérivé, selon une professeur d’anglais de DPS (école des enfants dans mon article précédent), du mot anglais « cart » qui se traduit « charette » en français.

En inde, les vaches sont sacrées. Il est interdit de leur faire du mal. De nombreux animaux errants surgissent dans les rues: vaches, chiens, cochons… Il vaut mieux rouler à moins de 50 km/h en ville.

La ville de Gandhidham met en avant un décor très contrasté à chaque coin de rue. Nous pouvons y trouver un magasin d’électroménagers à la française, un magasin d’habits de marque et juste à côté la petite échoppe du repasseur. Au début François n’ayant pas de fer à repasser, il avait l’opportunité de porter ses chemises dans la petite échoppe du repasseur. Ce dernier lui demandait 5 roupies par chemise, soit 0.012 centimes d’euros la chemise. Non, non, je ne me trompe pas dans ma conversion monétaire. Je comprends mieux pourquoi il ne change pas son fer à repasser.

En parlant de contraste, en voici un au travers des moyens de locomotions:

Je suis curieuse de vos réactions, je vous tends la plume !

De mon côté, l’état de propreté des rues est vraiment ce qui m’a le plus dérangé lors des premiers jours. Pour avoir eu la chance de vivre un mois en Afrique avec 9 autres étudiants de ma promotion, sur l’île de Saô Tomé d’une pauvreté indescriptible, je ne m’attendais pas à trouver des rues aussi encombrées de déchets. Le premier jour, nous avons traversé un « bidonville ». Je me suis sentie très oppressée ce qui ne m’était pas arrivée en Afrique.

Mais la chaleur humaine, le soleil, le sourire des Hommes qu’ils soient aisés ou dans la rue, l’entraide, l’échange de culture, la simplicité de la vie… nous masquent rapidement cette vue. Il y fait bon vivre !

La future école des enfants

Après lecture de différents témoignages de familles expatriées, nous avions fait le choix avant le grand départ d’inscrire physiquement les enfants dans une école; malgré l’absence d’écoles françaises et internationales. Nous savions que sur Gandhidham seules des écoles indiennes y étaient implantées; certaines sur le modèle indien et d’autres sur le modèle anglais.

Notre décision était d’inscrire les enfants dans une école en France, proposant des cours par correspondance, dans le but de poursuivre la pratique de la langue française. De l’autre côté, de les inscrire physiquement dans une école indienne pour qu’ils puissent conserver une vie sociale. De nombreuses familles d’expatriés témoignaient que les enfants avaient besoin « d’une cour de récréation ». Il leur sera également plus facile d’appréhender la langue anglaise pour une meilleure intégration.

Nous avons donc profité de mon séjour en décembre pour visiter l’école que nous avions sélectionnée. Nos critères de choix dépendaient de l’enseignement en anglais, de l’existence d’une climatisation et des échos que François avaient pu recueillir auprès de ses collègues.

La future école des enfants s’appelle Dehli Public School – Gandhidham. Nous avons reçu un accueil chaleureux de la part du directeur qui m’a d’ailleurs proposée d’enseigner le français sur la base du volontariat. A suivre…

Concernant l’école à distance plusieurs possibilités s’offraient à nous. Nous avons choisi une école privée sur Paris « Hattemer Academy ». Contrairement au « CNED » qui démarre ses cycles uniquement en septembre, cette école nous permettait en tant qu’expatriés de pouvoir inscrire les enfants au cours de l’année scolaire. Elle offre également la possibilité de choisir les matières, de ne pas participer au cycle entier et d’avoir des programmes allégés spécialement pour les expatriés (classes supérieures au CP). Un système qui nous paraissait en adéquation avec notre choix de les inscrire physiquement dans une école.

Milan, qui aura 6 ans le 28 juin 2020, suit le cycle CP avec Hattemer Academy depuis le 23 mars 2020. Il doit rendre un devoir d’écriture chaque semaine. Hugo, qui a eu 8 ans le 5 avril 2020, poursuit son cycle CE1 avec le module de français spécial expatrié. En attendant la reprise de l’école, post confinement lié au COVID 19, nous poursuivons le programme de mathématiques via son cahier d’exercices acheté en France.

Nous avons fait le choix d’un programme français allégé car le changement de rythme risque d’être épuisant. A priori, Milan aura classe du lundi au vendredi de 7h30 à 12h30 et Hugo aura classe du lundi au samedi de 7h30 à 13h30. La pratique du sport est quotidienne et deux pauses « goûter » sont effectuées.

L’année scolaire débute le 1er avril et ce n’est pas un poisson d’avril. Ici, ils ne connaissent pas cette tradition. Un mois après la reprise scolaire démarrent les grandes vacances pour cause de grandes chaleurs avec des pointes à 47 degrés, du 1er mai au 15 juin. Les écoliers indiens ont beaucoup moins de vacances que les écoliers français. Il n’y a que deux périodes de vacances au cours de l’année scolaire: une dizaine de jours en octobre ou novembre selon les années pour Diwali (fête des lumières hindoues) et 15 jours fin mars avant de reprendre une nouvelle années scolaire.

Bon courage aux écoliers et aux instituteurs !!

Une petite excursion à Mandvi

Nous avons profité du week-end du 7 décembre 2019 pour partir deux jours à Mandvi, à deux petites heures de route de Gandhidham. Mandvi est une ville dans le district du Kutch, dans l’état du Gujarat. C’était autrefois un des ports de la région. La vieille ville était fortifiée et des vestiges du mur du fort sont encore visibles.

Mais nous avons surtout profité de ses plages: plages côtoyées par tous et plage privée. Nous nous réservons la balade à dos de dromadaire quand nous aurons le plaisir de revenir avec les enfants et de pouvoir partager ce moment avec eux.

https://en.wikipedia.org/wiki/Mandvi

Nous avons pu nous restaurer et nous reposer dans ce charmant cottage  » H & V Beach Hotel ».

https://www.tripadvisor.com/Hotel_Review-g1102829-d5981025-Reviews-H_V_Beach_Hotel-Mandvi_Kutch_District_Gujarat.html

Une visite historique incontournable avant de partir. La visite d’un palais, le Vijay Vilas Palace, à proximité de la plage de Mandvi:

La construction de ce célèbre palais d’été a démarré en 1920 et s’est terminée en 1929. Je ne peux malheureusement pas vous présenter l’intérieur car la prise de photos y est interdite.

https://en.wikipedia.org/wiki/Vijaya_Vilas_Palace

Je vous laisse le plaisir de pratiquer l’anglais au travers ces différents liens.