Le coronavirus: saison 1, épisode 1

Alors que les écoles fermaient en France le 2 mars 2020 en raison de la propagation du COVID-19, nous atterrissions à l’aéroport de Kandla. A cette date, l’Inde n’évoquait pas encore ce sujet. Elle n’était encore que très peu concernée par cette crise sanitaire.

En voyant la pandémie évoluer dans d’autres pays, le premier ministre Indien, Narendra Modi a rapidement publié les premières mesures sanitaires. Comme évoqué dans mon article  » l’école et le COVID-19 « , les écoles indiennes ont fermé leur porte 15 jours après la décision du gouvernement français. La mise en confinement a débuté le 23 mars 2020. En tant qu’étrangers, nous avons subi un traitement très particulier et très stricte par les autorités.

Samedi 21 mars – 22 h 04, alors que milan était déjà couché, cinq hommes débarquent et toquent à notre porte. Très impressionnant ! Surtout quand vous vous apprêtez à vous coucher. Ces hommes, avec un masque sanitaire sur le visage, étaient des agents et médecins (je ne sais trop en fait) mandatés par le gouvernement.

Eh oui, vous ne rêvez pas ! Il faut être au moins cinq personnes pour prendre la température de quatre membres d’une même famille. Ce soir là, nous nous disions ouf ! Nous n’avions pas de température, ni de premiers symptômes. Nous avions juste deux enfants un peu marqués par ce soudain débarquement. Surtout Milan, plongeant dans son premier sommeil, que nous avons dû sortir de son lit. Imaginez un enfant de 6 ans, les yeux à moitié fermés, découvrir ces cinq hommes masqués dans le salon à plus de 22 h…

Mais les autorités n’en sont pas restées là avec nous! Le lundi 23 mars 2020 matin, après avoir sorti les poubelles, François est rentré un peu amer en me disant: « Tu ne devineras jamais ce que je viens de découvrir. J’ai ressenti une drôle de sensation. Ce que je viens de voir me renvoie à l’époque des juifs, avec l’étoile jaune placardée sur leur maison! Ils nous ont collé une affiche sur notre mur. Nous sommes mis en quarantaine ! »

Ils ont su venir toquer à notre porte un samedi soir pour vérifier que nous n’avions pas de premiers symptômes. Par contre, personne n’est venu nous prévenir de vive voix que nous étions mis en quarantaine jusqu’au 3 avril 2020. Sur le coup, cette nouvelle nous est restée en travers de la gorge. Nous avons surtout mal vécu la manière dont nous avons été prévenu.

Durant ces quinze jours, c’est un collègue (agent administratif) de François qui était missionné pour faire nos courses alimentaires. Il nous était strictement interdit de quitter la résidence.

A tel point, que les autorités: – nous ont visité, – ont contacté François et lui ont demandé de leur envoyer un selfie, pour s’assurer que nous étions bien à notre domicile et non en délit. Je dois avouer que je suis sortie deux fois pour de l’indispensable.

Bon courage à tous !

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