Le coronavirus : les travailleurs obligés de fuire la ville

A l’heure où toutes les entreprises ont été contraintes de stopper leur activité, les salariés ont eu les vivres coupés. Pour anecdote, même Amazon a dû interrompre ses ventes et ses livraisons.

Dès la fin mars, nous avons vu le nombre de personnes faisant la manche s’accroître dans les rues de Gandhidham. Le gouvernement indien ne donnait aucune aide financière que ce soit aux entrepreneurs ou aux salariés. Certains entrepreneurs, aisés, distribuaient de la nourriture aux ouvriers, mais ils se font rares.

Un matin, en partant faire mes courses alimentaires, je me suis demandée si je ne vivais pas dans un pays en guerre. Des groupes de personnes, couverture sur la tête, enfants sur les épaules, fuyaient la ville. Ses personnes vivent à Gandhidham sous des tentes pour « gagner leur pain ». Leur salaire n’étant plus versé, ils ont quitté la ville pour retourner dans leur campagne d’origine. Ils ont rejoint leur famille, leur terre pour pouvoir être logés et nourris. Et ce, à pieds, les transports en commun étaient tous à l’arrêt.

https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/societe-en-inde-des-millions-de-migrants-de-linterieur-affames-abandonnent-les

Cet épisode m’a fait prendre conscience que je n’avais pas le droit de me plaindre de notre système français.

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