Le caoutchouc au Kerala

cliquez sur les mots en bleus pour ouvrir leur lien

Jour 2 – Plantation et fabrication de caoutchouc

Comme brièvement évoqué dans mon précédent article, le Kerala est un territoire d’épices. L’agriculture est la principale source de revenus dans cet état et emploie environ 17 % de la population active.

La culture de la noix de coco est très développée sur la côte et dans les backwaters (lagunes que nous découvrirons un peu plus tard). Au-delà de la richesse de son jus, la noix de coco permet aussi grâce à ses fibres de construire de très nombreuses embarcations. Le thé et le café, quant à eux, sont les principales cultures des Gaths occidentaux, notamment autour de la ville de Munnar.

D’autres produits agricoles comme l’anacardier, les épices (le poivre, la cardamone, la vanille, la cannelle et la noix de muscade) et le caoutchouc sont cultivés de manière intensive. La culture du caoutchouc représente 91% de la production nationale.

Une marche de deux heures dans les montagnes environnantes de Vanilla County nous a permis de découvrir cette culture. Notre jeune et sympathique guide, prénommé Jinsmonthomas (+0091 75920 36971), nous a expliqué que :

Le caoutchouc est issu de la sève d’un arbre aussi appelé « Ficus elastica« .

Les exploitants de caoutchouc font des entailles dans le tronc de chaque arbre. La blessure laisse suinter le latex de la plante. Cette sève, le latex, est récoltée au goutte à goute dans un bol préalablement positionné sur l’arbre.

Les manutentionnaires passent d’arbre en arbre. Ils vident chaque bol dans une jarre métallique. La récolte est réalisée deux fois par jour: le matin et le soir. Ce sont deux moments de la journée où la sève coule plus abondamment. Il est indispensable de récolter la sève du matin pour éviter qu’elle sèche au soleil.

Ils transportent ensuite leur jarre jusqu’à un abri de transformation.

Les différentes étapes de la transformation:

Etape 1: La sève est mélangée avec de l’eau et de l’acide formique.

Etape 2: Ils mélangent manuellement pendant minimum 30 minutes dans le but d’éliminer les bulles d’air.

Etape 3: Le mélange est laissé au repos pendant 1h30 jusqu’à l’obtention d’une plaque, comme pour la fabrication du fromage.

Etape 4: La plaque est pressée dans une première presse, puis dans une deuxième. Cette opération est indispensable pour éliminer toutes les bulles d’air.

En avant pour le pressage des plaques…

Etape 5: Les plaques sont étendues au soleil, comme votre linge, pendant une journée.

Etape 6: Une fois jaunies, les plaques de caoutchouc sont entreposées dans un fumoir pendant une semaine. Cette opération donne la couloir noire au caoutchouc que nous utilisons.

Enfin, il arrive d’observer, au milieu des plantations, les arbres recouverts d’un plastique. Ce plastique leur sert d’imperméable afin de garantir la récolte de la sève malgré la pluie.

Après ces deux bonnes heures de marche sous la chaleur, Jinsmonthomas nous a emmené nous rafraîchir en pleine nature.

A suivre…

3 commentaires sur « Le caoutchouc au Kerala »

  1. Merci de nous faire voyager à travers tes récits Anne.. Toujours très bien écrit et avec de belles photos. C’est d’autant plus agréable en ces temps « compliqués ».

    Aimé par 1 personne

Répondre à Aurélie Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s