Kerala: Fort Kochi et son histoire

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Jour 6: Fort Kochi et son histoire

Après cette belle journée au coeur des Backwater, nous avons quitté notre hôtel « Backwater Riplles Kumarakom » pour terminer notre boucle à Fort Kochi.

Arrivés à Fort Kochi, nous avons pris le temps de poser nos valises à l’hôtel avant d’improviser une visite de la ville. Les enfants ayant un coup de coeur pour les balades en Tuk-Tuk (rickshaw), nous avons sauté dans le premier qui passait. Nous ne l’avons pas regretté. Le petit monsieur, heureux de retrouver des étrangers en pleine crise sanitaire, nous a fait découvrir les principaux sites historiques de la ville. De plus, en deux heures, ça lui a permis de gagner sa journée de travail: 500 roupies et pour nous ça reste un tarif plus que attractif (6 euros au total).

Cochin (rebaptisé aujourd’hui Kochi) est l’un des plus grands ports de l’Inde et une base navale très importante. Au large de Fort Cochin se profilent les immenses cargos qui attendent de venir s’amarrer à leur tour le long des docks de l’île de Willington, une île artificielle créée à partir des matériaux dégagés lors de l’agrandissement du port.

La ville de Cochin est riche de son passé historique. Les parties anciennes de Fort Cochin et de Mattancherry mêlent le Portugal médiéval, la Hollande et la compagnie anglaise.

L’église Saint-François de Fort-Kochi

L’église Saint-François est la plus vieille église européenne d’Inde. C’est dans ce chœur, pour la première fois en Inde, qu’ont retenti les chants sonores de Rôme. L’église d’origine était une structure de bois construite par les cinq frères qui ont accompagné les Portugais (Vasco de Gama, Pedro Alvares Cabral et Afonso de Albuquerque) à Kochi en 1503. Vasco de Gama a d’ailleurs été enterré dans l’église de Saint-François de Cochin. Ses restes ne seront ramenés au Portugal par un de ses fils qu’en 1539. Il ne reste dans l’église que son cénotaphe.

L’église Saint-François passe entre les mains des Hollandais en 1663. Ils la remettent à la Communion anglicane en 1804. D’abord consacrée à Saint-Antoine, elle est dédiée à Saint-François par les Anglicans au XIXᵉ siècle. Cette église est un monument protégé depuis 1923.

Un fort est également construit à Kochi avec la permission du Raja de Cochin. A l’intérieur de cette enceinte fortifiée : une église en bois, qui sera dédiée à Saint-Barthélémy. Ce quartier de la ville est aujourd’hui connu sous le nom de Fort Kochi.

La blanchisserie de Fort Kochi

Dhobi Khana est un lieu où la communauté de langue tamoule Vannan (langue du Tamil Nadu, état voisin du Kerala) effectue des travaux de blanchisserie. Cette profession est une tradition pour la communauté: lavage à la main des vêtements, repassage aux vieux fers chauffant au charbon et séchage au soleil.

De nombreux hôtels de Fort Kochi confient leur linge à la blanchisserie Dhobi Kana.

Le marché

Le christianisme étant plus présent au Kérala, la viande de boeuf est présente sur les étals des marchés.

Le christianisme est la troisième religion la plus pratiquée au Kerala et représente 18% de la population selon le recensement indien. Une partie importante de la population chrétienne indienne réside dans cet état.

La présence du christianisme est liée à l’arrivée de Saint Thomas, l’un des 12 disciples de Jésus à l’ancien port maritime de Muziris sur la côte du Kerala en l’an 52 après J.-C. Les « Actes de Thomas« , probablement écrits au début du IIIe siècle, est la première source connue reliant l’apôtre à l’Inde. Saint – Thomas aurait fondé 7 églises au Kérala.

En connaissant d’autre état d’Inde comme le Gujarat, notre lieu de résidence, il m’a paru très surprenant de croiser autant d’églises et de cimetières sur mon chemin.

Magasin de tapis tissé main

Les enfants ont apprécié cette visite, de découvrir la fabrication de tapis tissé à la main. Lors de la fabrication d’un tapis tissé à la main, le tisserand guide les fils manuellement dans le métier à tisser. Le fil dit de chaîne est croisé perpendiculairement à la trame, de sorte que peu à peu un tissu se forme. Le tisserand obtient des tapis de laine tissés à plat.

Mattancherry Palace

Le Palais Mattancherry est un palais portugais, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Il a été construit et offert par les Portugais comme cadeau au roi de Cochin vers 1545. Les Hollandais ont effectué quelques extensions et rénovations dans le palais en 1663, et par la suite, il a été populairement appelé Palais néerlandais. Les rajas y ont également apporté plus d’améliorations. Aujourd’hui, c’est une galerie de portraits des Rajas de Cochin et remarquable pour des peintures murales mythologiques d’Inde, qui sont dans les meilleures traditions de l’art du temple hindou.

Les incontournables filets de pêche de Fort Kochi

Les pêcheurs utilisent des carrelets, aussi nommés « filets chinois ». Des Chinois vivaient dans cette région depuis le VIIIsiècle. C’étaient des commerçants chinois de la cour de Kubilai Khan. Certains récits mentionnent qu’ils auraient installé les filets entre 1350 et 1450. Les filets servirent pendant plus d’un siècle, jusqu’à ce que les Arabes chassent les Chinois. Les Chinois partis, les filets disparurent. Mais, au début du XVIème siècle, les Portugais évincèrent les Arabes. D’autres disent que l’explorateur chinois Zhing a introduit les filets sur les côtes de Kochi.

Installés sur des poteaux de bambou et de teck, les filets de pêche Chinois sont des installations terrestres fixes pour une forme de pêche inhabituelle. Suspendus horizontalement au-dessus de la mer, les filets donnent l’apparence d’un énorme hamac. Fixés à une structure d’au moins 10 mètres de haut, les filets ont un diamètre de 20 mètres ou plus.

Il y a d’un côté le filet, tendu et suspendu au-dessus de la mer et à l’autre extrémité de grosses pierres qui servent de contre poids. Un système de poulies et des contrepoids permet de faire descendre et monter les filets sans trop d’efforts. Les rochers de 30 cm de diamètre environ, sont suspendus à des cordes de différentes longueurs. Au fur et à mesure que le filet est soulevé, les roches viennent, une à une, reposer sur la plateforme gardant ainsi le tout en équilibre. Ce sont les coins qui se soulèvent les premiers, ce qui permet au filet de piéger le poisson. 5 ou 6 pêcheurs exploitent chaque filet. Dans la journée il est remonté tous les quarts d’heure environ, en étant hissé à la force des bras. Certains pêcheurs se laissent littéralement pendre par les bras pour peser de tout leur poids afin de faire basculer vers le bas les lourdes pierres. Mais un pêcheur nous témoignait qu’il y a avait de moins en moins de poissons.

Nous n’avons d’ailleurs pas eu le plaisir de déguster du poisson frais avant de repartir au Gujarat. L’heure est venue de dire au revoir au chaleureux garçon d’hôtel et de prendre la route de l’aéorport de Koshi (Cochin).

L’avantage d’avoir voyagé en novembre 2020 en pleine crise sanitaire, c’est qu’il n’y avait personne dans les aéroports, les avions et les hôtels… Et le personnel était au petit soin.

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